Singer

The 73th Mostra, 2016. Just facts

Originally published at . You can comment here or there.

73-я Мостра (2016), только факты.
— Жюри возглавляет Сэм Мендес.
— Золотого льва получает Лав Диас за фильм «Женщина, которая ушла».
— Гран при получает Том Форд за фильм «Под покровом ночи».
— Сборы фильма «Женщина, которая ушла» в США составляют $3,974 — это меньше, чем цена любого пиджака марки Том Форд.
— Том Форд делал костюмы для Бонда в двух последних на тот момент фильмах Сэма Мендеса: «Скайфолл» и «Спектр».
Singer

*** A Single Man, 2009. Debut de Tom Ford

Originally published at . You can comment here or there.

A Single Man
Un couturier célèbre Tom Ford a crée sa propre maison de mode en 2004 après avoir quitté Gucci. Puis, le couturier en voulait plus, et Tom Ford a fait ses débuts au cinéma en tant que réalisateur avec son propre argent en 2009. Son début s’appelle «A Single Man», le film est un adaptation à l’écran du roman du même titre de Christopher Isherwood. Le héros du film est un professeur américain d’origine britannique George Falconer (Colin Firth). Il vient de perdre son amant suite à un accident de voiture et maintenant, George va se suicider. Au propre, la majeure partie du film est consacrée à un jour de la vie d’un homosexuel malheureux qui essaie de s’accrocher à au moins quelque chose dans la vie quotidienne grise. George donne sa conférence ordinaire à l’université où il lit un monologue sur les minorités. Sur le lieu de travail, un étudiant mignon Kenny (Nicholas Hoult) essaie de mieux connaître son professeur, ressentant sa solitude et sa perte. George rejette la proposition de son étudiant de boire ensemble et juste après le travail il rejette encore une proposition d’un prostitué dans les rues de Los-Angeles. Les pensées suicidaires ne laissez pas partir le héros – il achète des cartouches pour son revolver, met de l’ordre dans les affaires, rédige un testament et des dernières notes à ses proches. Soudain, une sonnerie du téléphone tire le professeur de ses derniers ennuis. Une voisine solitaire Charlotte (Julianne Moore), avec qui George a eu une brève liaison dans sa jeunesse, l’invite à prendre un verre de gin. Vu que Charlotte est presque la seule personne qui a quelque sympathie à George (les autres voisins sont homophobes), le professeur accepte son invitation. Les tentatives d’une femme ivre de séduire un homosexuel conduisent à une querelle. George s’enfuit de sa voisine et se rend dans un bar, où il rencontre de manière inattendue Kenny…A Single Man

C’est évident que Tom Ford a eu ses propres causes pour dépenser son argent sur ce film autre que la vanité. Étant une adaptation, «A Single Man» n’est pas un vrai film d’auteur, néanmoins, Tom Ford a rempli son film d’éléments autobiographiques comme un scorpion de compagnie ou un sourcil rasé sous l’influence de drogues. Tom Ford vivait avec un partenaire de 12 ans son aîné, et la mort d’une personne chère est évidemment un sujet qui tient à coeur au réalisateur, un sujet sur lequel il aimerait jouer et réfléchir. Comme acteur principal, Tom Ford a choisi Colin Firth, un Britannique raffiné, qui a joué des intellectuels finement sensibles toute sa vie. L’acteur a une tâche sérieuse et intéressante – de montrer son amour envers un personnage qui n’apparaît à l’écran que dans quelques flashbacks. Un lauréat du prix à la Mostra de Venise pour ce rôle, Colin Firth est le seul centre dramaturgique de ce drama. Il n’y a que deux personnages honoré des scènes longues de dialogue avec George – c’est Kenny et Charlotte. Kenny de Nicholas Hoult est un peu simple et ingénu dans ses tentatives droites de séduire son professeur au milieu des années 1960, encore conservatrices. Julianne Moore est une actrice de même haut niveau (ou même plus élevé) de talent, qui peut être égale à Colin Firth à l’écran. C’est dommage que seulement une scène est consacrée à Charlotte dont l’ivresse limite sa présentation. Quant à Colin Firth, il joue très bien, mais il joue une image universelle et un peu poncif – une image d’un intellectuel souffrant d’amour. Son conflit intérieur et assez clair et simple et son amant Jim peut assez facilement être remplacé par une amante, parce que les connotations homosexuelles ne sont pas très prononcées dans le rôle de Firth et ne sont pas à la base de tous les événements de l’histoire.
En commençant par le cinéma, le couturier veut vraiment montrer qu’il comprend le septième art. Tom Ford ne se limite pas par la génie de Colin Firth, un acteur autonome. Tom Ford doit prouver qu’il est un réalisateur. Comment ? À l’aide du langage cinématographique complexe. Nous avons un exemple d’un film perceptive, subjectif, un film où presque une image sur deux exprime le point de vue du héros. L’élément du style le plus évident et le plus importante, c’est l’utilisation des couleurs. Plus précisément, les changements de couleur à l’intérieur ou entre les cadres. Selon l’humeur du protagoniste, les tons bruns mesurés de son appartement stérile ou de son université peuvent être ternes ou au contraire très saturés, si ce qu’il voit, que ce soit un œil de femme, une fleur ou un chien, réveille dans George pour une seconde le sens de la vie oublié. C’est une méthode artistique très formaliste, mais un même temps, très efficace pour plonger le spectateur dans le monde du paradis perdu de George. Parfois, c’est très évident que le réalisateur fait ses études, cherche son style en collant les scènes influencé par Hitchcock ou Wong. En plus, les plans de macro et les jump-cuts nous aident à voir le monde à travers les yeux du héros. Dommage que l’ingéniosité de Tom Ford-réalisateur aboutisse souvent à des scènes de dialogues, qui se transforment parfois en champs-contre champs banals. En général, Tom Ford a réussi d’entrer dans le monde cinématographique avec un film bon et professionnel. Un film qui nous touche principalement non avec sa beauté et style (ce qu’on peut attendre d’un couturier), mais avec ses émotions.

Тезисно:
1. Дебют модельера Тома Форда в кино — гей-драма о лос-анджелесском профессоре (Колин Фёрт), потерявшем своего возлюбленного и находящегося в шаге от самоубийства.
2. Фильм снят Фордом на свои деньги и является экранизацией. Впрочем, режиссёр попытался ввести в фильм некоторые элементы из своей собственной биографии, а тема потери возлюбленного явно волнует автора, партнёр которого был на 12 лет старше.
3. Колин Фёрт — самоиграющий центр картины, на нём строятся все сцены и зрительские эмоции. Другие актёры, которые возникали бы больше, чем на две сцены, практически отсутствуют — даже Джулианна Мур при всех своих талантах низведена до одного пьяного диалога.
4. Колин Фёрт играет то, что всегда умел и охотно делал — играет страдания влюблённого интеллектуала. С одной стороны, его роль сложная — он играет любовь к персонажу, которого нет на экране (кроме пары флешбеков), с другой — он не столько создаёт конкретный характер, сколько играет эмоциональный, но общий шаблонный (generic) образ героя мелодрамы. В принципе, потерю партнёра можно было бы довольно легко заменить на потерю партнёрши без принципиального изменения рисунка роли.
5. Чтобы показать, что он пришёл в кино не просто так, что он действительно режиссёр, Том Форд старательно использует киноязык — создаёт перцептивный, субъективный фильм, в котором очень важную роль играет попытка передать мир глазами героя настолько точно, насколько это возможно. Например, постоянно убирая и добавляя прямо в кадре насыщенность цвета, Форд выделяет те объекты серых будней героя, которые ещё способны подарить ему хоть какую-то радость жизни на пороге смерти.
6. В целом, нарочитый формализм игр с макро, джамп-катом и цветокоррекцией не мешает воспринимать эмоциональное содержание картины, за создание которого Фёрт получил приз в Венеции как лучший актёр.

Singer

Useless facts about monarchy

Originally published at . You can comment here or there.

 

 

 

 

 

1. 5 из 7 правящих королей (-ев) Европы являются прямыми потомками Кристиана IX (1818-1906) – датского многодетного папаши, который очень грамотно пристраивал своих детей. Также последние монархи почивших в ХХ веке греческих и российских престолов являлись прямыми потомками Кристиана. В скобках отметим, что все короли Европы, правящие сейчас, являются прямыми потомками Карла Великого.
2. 8 поколений подряд, с 1601 по 1785 годы, как минимум старшего сына французского короля всегда называли Луи. В общей сложности жизнь всех этих Луи охватила период в 223 года. Луи XIII родился в 1601, Луи XVIII умер в 1824. Реальное количество Луи среди потомков Луи XIII ещё больше – у внука Луи XIV (тоже Луи), который умер раньше деда, всех трех сыновей звали Луи. У Луи, сына Луи XV, трёх сыновей также звали Луи, двое из которых правили под номерами XVI и XVIII.

Singer

David Lynch on TV

Originally published at . You can comment here or there.

David Lynch

Как и его любимый Феллини, Линч ненавидел телевидение. Но у Дэвида был другой аргумент — он говорил, что это ящик «создан только и исключительно для продажи продуктов», он не создан для создания и демонстрации фильмов, и последнее не входит в первоочередные задачи телекомпаний («фильм — наименьшее из того, что их интересует»). Я часто говорю о том, что мейнстримовое кино сейчас превратилось в рекламные ролики и создано для продажи игрушек и сопутствующих товаров, но я никогда в таком разрезе не рассматривал телевидение. (Впрочем, я его никогда серьёзно не изучал).

Singer

** Don’t Look Up, 2021

Originally published at . You can comment here or there.

Un grand météorite s’approche de la Terre… Un début classique pour un film de catastrophe devient chez Adam McKay le début d’un film satirique. Deux astronomes, Dr. Randall Mindy (Leonardo Di Caprio) et Kate Dibiasky (Jennifer Lawrence) découvrent un météorite qui va tuer la Terre dans six mois. Une réunion d’urgence avec le président des États-Unis ne donne aucun résultat — un général du Pentagone s’avère être un escroc, et le président est une femme narcissique stupide (Meryl Streep), préoccupée uniquement par sa сote de popularité. Ensuite, les héros obtiennent du temps d’antenne sur une émission de télé super populaire. En vain – les scientifiques «n’ont pas suivi de cours de communication médiatique». En résultat, Kate est marquée du sceau d’hystérique, son copain la quitte après l’émission. Dr. Randall plaît beaucoup à la joli présentatrice Brie Evantee (Cate Blanchett) qui lui fait son amant. En tout cas, l’actualité de la météorite s’estompe dans l’ombre en raison du mariage d’une chanteuse de pop. Après un certain temps, l’administration du pays, avec la présidente, revient sur le problème de la météorite, réalisant le potentiel de propagande de la lutte contre un objet extraterrestre. Un milliardaire et magnat des médias un peu autistique Peter Isherwel (Mark Rylance) se porte volontaire pour aider au monde, mais au dernier moment il refuse de détruire la météorite, y ayant trouvé des gisements de métaux des terres rares. Le plan visant à extraire soigneusement le trésor de la pierre cosmique a pris trop de temps à se développer, et en même temps les Russes n’ont jamais appris à lancer des fusées spatiales pour éliminer eux-mêmes la menace…
Dont Look Up

Netflix nous présente un film de sketch plutôt qu’un vrai film long-métrage. En fait, c’est presque un pur pièce de télévision avec beaucoup de dialogues, qui s’intègre parfaitement sur le petit écran. Le scénario a été écrit avant de l’épidémie de COVID-19, mais le film deviendra un commentaire parfait sur l’épidémie et sur toute la guerre de l’information qui accompagne la lutte mondiale contre la maladie. Cependant, au lieu d’un virus ou d’une météorite, absolument tout peut être substitué dans un tel complot. L’idée principale ne changera pas – l’humanité d’aujourd’hui vient de perdre l’esprit critique et est en dépendance totale vis-à-vis des réseaux sociaux et des flux d’actualités d’une minute. Les penses d’auteurs se prévalent sur le contenu et la forme. Ce n’est pas tant parce que les personnages sont stéréotypés et caricaturaux : c’est ainsi que cela devrait être par genre : un magnat sans empathie, un chef de cabinet de la Maison-Blanche très stupide etc. C’est parce qu’il n’y a pas de dramaturgie clair et séquentiel de l’histoire. Le temps de récit pendant ces six mois d’attente saut constamment et la plupart de personnage reste sans changement (par exemple, Mark Rylance dont le potentiel d’acteur est supérieur à celui présenté dans le film). D’autre part, le héros de Di Caprio est nouveau dans chaque scène — tantôt un scientifique timide, tantôt un amoureux éhonté d’une star de la télévision, qui a quitté sa femme et ses deux fils, puis à nouveau un mari fidèle, lisant un mot d’adieu sincère lors du dernier dîner de famille. Les scènes elles-mêmes sont d’actualité et drôles, mais il est dommage qu’elles n’aient pas été liées à une seule ligne dramatique et émotionnelle.

Тезисно:
1. Фильм представляет собой яркую сатиру на современное общество, зависимое от сиюминутного контента соцсетей.
2. Формально фильм о метеорите, но сценарий идеально ложится на современную ситуацию с эпидемией COVID-19.
3. Обладая ярким актёрским составом, фильм по сути распадается на ряд скетчевых сцен. Время повествования хаотично скачет, решения героев непредсказуемо меняются туда-сюда на ходу, а персонажи или крайне шаблонные (что соответствует жанру), или же наоборот постоянно и неоправданно быстро меняются от сцены к сцене (герой Ди Каприо).
4. Картина телевизионная по стилю, как раз хорошо годится именно для маленького экрана.

Singer

*** House of Gucci, 2021. Lady Macbeth du district de Milan

Originally published at . You can comment here or there.

Ridley Scott a consacré son dernier projet à la maison de mode Gucci et à l’histoire de guerres féodales autour de la marque. Le premier pas vers la chute était une rencontre dans une boîte de nuit Maurizio Gucci (Adam Driver) avec une Italienne très passionnée et persistante — Patricia Reggiani (Lady Gaga). Rudolfo, le père de Mauricio (Jeremy Irons), un esthète sophistiqué avec une très bonne intuition, a refusé de bénir cette union, et Maurizio a été contraint de quitter sa maison riche et de prendre un travail comme ouvrier dans un dépôt de bus de son beau-père. Après le mariage inévitable, Patricia a commencé d’établir des contacts avec Aldo Gucci (Al Pacino), un frère de Rudolfo. En profitant de l’incompréhension et l’aversion mutuelles entre deux frères et entre Aldo et son fils Paolo (Jared Leto), Patricia a vissé son mari dans le coeur de la maison de couture : très vite, il est devenu un gestionnaire supérieur à New-York chez son oncle. Avec les mains de Paolo, Maurizio envoye Aldo en prison, et suite à la morte de Rudolfo, le héros principal devient le seul propriétaire de l’entreprise. Ici commence le deuxième et très court chapitre de la vie de Maurizio. À la recherche d’argent pour développer son entreprise, il se tourne vers des investisseurs arabes et rompt presque en même temps avec Patricia, réalisant qu’elle est sa Lady Macbeth. Dépourvu de talent managérial, Maurizio est contraint de vendre entièrement sa part aux Arabes, et très vite, il est tué par son ex-femme à l’aide de deux tueurs siciliens à cause de la jalousie et de l’avarice.
House of Gucci

Le réalisateur est un maître, un classique vivant. En racontant cette histoire presque entièrement composée de dialogues et donc ayant une limite mise en scénique, Ridley Scott se concentre plut tôt sur les acteurs. Le casting de film est incroyable – presque chacun est un lauréat d’Oscar (même pour une chanson) ou un lauréat futur (Adam Driver, sans doute). Ridley Scott a même trouvé la place dans cet ensemble pour l’épouse du propriétaire actuel de Gucci – François-Henri Pinault dont la femme Salma Hayek joue un rôle épisodique. Le seul problème du casting de quatre grands acteurs dans les rôles de Guccis et de Lady Gaga comme Patricia, un problème déjà beaucoup cité et noté, c’est manque de vrai ensemble. Tout le monde est bon, mais souvent tout le monde joue sa propre rôle. Lady Gaga est très excentrique et active – mais c’est exactement ce à quoi elle a droit par son rôle — une simple femme stupide qui a grimpé dans la haute société et dont les astuces simples ne la rendaient pas heureuse à long terme. La ligne de Rudolfo Gucci est marquée par la discrétion. Jeremy Irons passe la plupart de son rôle dans l’obscurité de sa villa. Un intellectuel et l’homme d’art mourant, une espèce menacée, un héros romantique («j’ai fait ce foulard pour Grace Kelly !») est une image fréquente de cet acteur. La seule scène où Irons exprime les émotions fortes, c’est un scandal avec Paolo qui a osé utiliser du marron dans ses dessins de vêtements. Assez curieusement, ç’a mis en fureur ce vieux Gucci bien plus que la fuite de son fils de la maison vers une niaise aux gros seins. L’ombre de Rudolfo est son avocat silencieux – Domenico De Sole joué par Jack Huston. Cet homme patient en noir deviendra éventuellement le PDG de la maison de mode après le départ de Maurizio. Adam Driver s’intègre dans ce film beaucoup mieux que dans «The Last Duel». Star Wars a déjà montré qu’il ne peut pas jouer les méchants. Dans «House of Gucci», le flegmatisme de l’acteur, son sourire ironique et son estime de soi intérieure, que Driver apporte à chacun de ses rôles, aide à Driver de devenir le vrai centre du film, un personnage beaucoup plus complexe que celui de Lady Gaga qui crée une image réaliste, authentique et vive, mais plate. La ligne d’Aldo est plus excentrique, surtout Paolo Gucci. Jared Leto, un fan de Gucci dans la vie ordinaire, comme d’habitude, il veut plus que tout que tout le monde voie comment il joue. Son dessin du rôle avec un maquillage complexe et beaucoup d’émotions jouées devient plus important pour l’acteur que le personnage lui-même, qui finit par rejouer gravement et s’envole de l’ensemble (ce rôle a causé le plus de plaintes des vivant Guccis). Quant à Al Pacino, l’acteur le plus grand de ce casting nous donne non seulement l’image d’un homme d’affaires sûr de lui, le rôle ordinaire pour lui, que Al Pacino peut jouer même sans se réveiller. Al Pacino est presque le seul acteur dans le film qui joue la vrai tragédie, une tragédie shakespearienne. Dans cette intrigue sur la lutte pour le pouvoir et l’argent, c’est lui qui est la principale victime de l’intrigue. L’acteur se montre très clairement la victime de la trahison, quoique brièvement (dans «The Irishman», par exemple, son personnage n’a aucun temps de comprendre quoi que ce soit).
Dans l’interprétation de Ridley Scott, l’histoire de Gucci est l’histoire de Macbeth. Le scénario a diminué gravement la quantité de Guccis (en réalité, Aldo avait quatre enfants, Maurizio, deux), et l’histoire a été simplifiée. Ridley Scott raconte une histoire d’une femme obsédée par une passion pour l’argent, qui a utilisé son mari faible pour les intrigues, et a finalement presque rien reçu. À proprement parler, Patricia a perdu beaucoup d’années de sa vie dans la prison, mais elle est libre maintenant et plus riche qu’avant son mariage à Maurizio. Ce drame est sérieux et joué par des gens respectables, donc Ridley Scott limite les images ensoleillées de dolce vita italienne. Souvent, on voit des intérieurs semi-obscurs des maisons de Rudolfo et Maurizio. En même temps, Ridley Scott est à un pas du style d’un film mafieux comme «The Godfather» (à l’exception d’une scène avec une vache, un hommage pur à Coppola). Les tons froids et gris remplacent peu à peu le soleil des premières scènes. Les costumes de ce film sont très beaux et variés (jusqu’au niveau de Wong Kar-wai – nouveaux vêtements dans chaque plan même au sein d’une scène dramatique cohérente), mais il n’y a pas de couleurs chics de Gucci moderne, seulement les costumes classiques et réservés (sauf pour la roturière Patricia). Dans le monde de Guccis, il n’y a pas de chaleur et de la lumière du foyer (c’est très ironique que la cheminée n’apparaît que dans les scènes d’aliénation des époux), parce qu’il n’y a pas de la famille. Le nom et le statut sont bien plus importants pour les créateurs de mode que les vrais liens et valeurs familiaux. Et la phrase «aucun membre de la famille Gucci ne reste dans l’entreprise» devient la principale leçon que l’auteur veut nous transmettre.

Тезисно:
1. Рассказ истории об убийстве Маурицио Гуччи его бывшей женой построен преимущественно на диалогах.
2. В данных условиях, Ридли Скотт старается сосредоточиться на актёрах, так как мизансценически его фильм довольно ограничен.
3. Кастинг фильма прекрасен (почти сплошь одни лауреаты премии Оскар), но каждый актёр играет какую-то свою роль. И если эксцентризм Леди Гаги драматургически оправдан (простушка, которая попыталась влезть на самый верх), то например, Джаред Лето играет очень нарочито и переигрывает (именно его роль больше всего критиковали оставшиеся в живых Гуччи).
4. Аль Пачино и Адам Драйвер прекрасны и на своём месте. Пачино дали сыграть трагедию предательства, которую он не сыграл только что в «Ирландце».
5. Сюжет борьбы за модный дом упрощён и превращён в современное подобие «Леди Макбет» с трагедийным финалом, когда в итоге никто не получает ничего.
6. В фильме довольно мало солнечных пейзажей и ярких костюмов. Историю кровавой борьбы за власть Скотт рассказывает в полутёмных интерьерах вилл, где действуют одинокие холодные персонажи, лишённые крепких семейных связей. Фамилия для них важнее реальной семьи, что и приводит к трагедии.

Singer

Равноправие полов

Originally published at . You can comment here or there.

Я долго не мог понять, почему во Франции женщины часто отказываются проходить первыми в дверь, когда им уступаешь. Как мне объяснили, тут двухходовая логика: женщинам приятен знак внимания, они его фиксируют, но дальше пропускают вперёд мужчину, подчёркивая равноправие полов.

Singer

Rosenbaum on film experts

Originally published at . You can comment here or there.

Джонатан Розенбаум как-то написал (сейчас я не вижу этот текст на его сайте):
«Понятие экспертизы в кинокритике ужасающе тавтологично: в соответствии с текущей практикой в США, «эксперт кино» это кто-то кто пишет и рассказывает в эфире о кино. Однако, большинство «экспертов кино» нанимаются не на основе своих знаний, а на основе способности отразить существующие вкусы публики. Поздний Серж Дане [бывший главный редактор Cahiers du cinéma и основатель журнала Trafic] прекрасно понимал этот феномен — и показал, что это не эксклюзивно американская практика — когда отметил, что медиа «зовут тех кто не знает ничего, чтобы представлять собой невежество публики и, таким образом, легитимизировать его».
 
Мой вольный перевод.